Septembre 2008

LES FRANCAIS AU REVELATEUR UEFA

L’UEFA reprend ses droits. Deux ans après sa dernière participation, le PSG, qui retrouve peu à peu toutes ses couleurs, défie jeudi en Turquie le méconnu Kayserispor, vainqueur de la dernière Coupe de Turquie, à l’occasion des 16e de finale aller. De leurs côtés, Rennais et Nancéiens, qui accueilleront deux modestes formations, Twente et Motherwell, devront se mettre à l’abri en vue du retour.

Kayserispor-PSG: Paris sur sa lancée ?
Le bonne forme actuelle du PSG en Ligue 1 dépassera-t-elle les frontières hexagonales ? En déplacement à Keyseri, dans le centre de la Turquie, les hommes de Paul Le Guen affrontent Kayserispor en 16e de finale aller de la Coupe de l’UEFA. Huitièmes de finaliste il y a deux ans, défaits par les Portugais du Benfica, les Parisiens, en plein renouveau, s’appuieront sur leurs dernières prestations pour ramener un résultat positif dans la capitale. Et ce, face à un adversaire méconnu du grand public, tombeur la saison dernière du Gençlerbirliği en finale de la Coupe de Turquie. Si les Turcs, actuels septièmes de leur championnat, n’ont qu’une mince expérience des joutes continentales –une seule participation en 2006-2007-, l’entraîneur parisien met en garde ses hommes contre tout excès de triomphalisme, rabâchant que "c'est un adversaire qu'il ne faut vraiment pas sous-estimer". Histoire d’éviter toute déconvenue et bien se placer avant de disputer le retour au Parc.

Nancy-Motherwell: Nancy, un statut à confirmer
Chagrinée par une entame de saison poussive, l’ASNL ouvre sa campagne européenne sur ses terres face aux très modestes Ecossais du Motherwell. Sans quasiment la moindre certitude. C’est en tout cas drapé du costume de favoris que les Lorrains abordent ce 16e de finale. "Nous sommes censés affronter un club moins huppé, souligne Jacques Rousselot, président du club, mais je n’oublie pas ce qui s’est passé il y a deux ans contre Schalke 04 (Défaits 1-0 à l’aller, les Nancéiens l’avaient emporté 3-1 au retour)". Se servir du passé pour avancer: tel est donc le crédo de la bande à Correa au moment d’affronter les Ecossais, dont le bilan sur la scène continentale est vierge de tout fait marquant. Reste que les 4e du dernier championnat de France devront assurer leurs arrières avant de se rendre dans l’extrême sud de l’Ecosse dans deux semaines.

Rennes-Twente: Rennes, les leçons du passé
Humilité avant tout. Véritables rescapés de cette Coupe de l’UEFA, arrachant leur qualification dans les entrailles ukrainiennes, en Crimée, face au Simferopol, les Bretons devront faire preuve d’humilité avant d’aborder leur rencontre face à Twente. Eliminés sans gloire en phase de poules la saison passée, les hommes de Guy Lacombe espèrent faire aussi bien cette année, ce qui passe inévitablement par un succès face à cette faible formation néerlandaise. Même si les Bataves, désormais dirigés par Steve McClaren, ancien sélectionneur de l’Angleterre, sont habitués aux soirées européennes, ils restent largement à la portée des hôtes rennais. Un sentiment que ne partageait pas l’entraîneur breton au sortir du tirage au sort: "La main a été lourde avec nous. Twente est un très bon club du championnat hollandais. (…) C’est une équipe offensive, qui produit du beau jeu, spectaculaire et efficace." Reste aux Rennais de faire mentir les prédictions de leur coach.

Hapoël Tel-Aviv-Saint-Etienne: le retour des Verts
En novembre 1982, Saint-Etienne tombait lourdement à Prague face aux Bohemians (4-0 au match retour, 0-0 à l’aller), et depuis, plus aucune trace des Verts dans une compétition européenne. Triste sort pour un club au palmarès à rallonge: finaliste de la Coupe des clubs champions en 1976, battu par le Bayern Munich (1-0), et dix fois champions de France. La finale de Glasgow face aux Allemands et les fameux "poteaux carrés" resteront comme des grands moments du football français, tout comme le défilé sur les Champs Elysées au lendemain de la défaite. Ce glorieux passé a fait de Saint-Etienne l’un des clubs les plus appréciés de l’Hexagone, malgré les tristes affaires (caisse noire, faux passeports, entre autres) qui l’ont plombé durant les vingt dernières années. En septembre 2008, l’ASSE fait de nouveau partie d’un tirage au sort d’une compétition européenne. Certes, ce n’est pas la Ligue des Champions qui l’a rendue célèbre dans les années 1970, mais le parfum reste tout aussi enivrant. Grâce à leur cinquième place finale la saison dernière, les Verts ont décroché leur ticket pour le Coupe de l’UEFA. Le tirage au sort aurait pu proposer aux spectateurs impatients de Geoffroy-Guichard une affiche de choix, avec l’éventualité de rencontrer Hambourg ou Feyenoord. Ce sera finalement l’Hapoël Tel-Aviv, un petit club au nom peu ronflant, comme les Bohemians de Prague 26 ans auparavant, histoire de boucler la boucle... Pour marquer l’évènement, les joueurs porteront un maillot spécial, sur le modèle de la première campagne européenne du club en 1957.