Mai 2008

LEGUEN L'ESPRIT LIBRE

L’intronisation de Charles Villeneuve au poste de président du Paris Saint-Germain a eu pour effet le maintien de Paul Le Guen sur le banc du club. Désormais débarrassé du poids de ses opposants dans le vestiaire, comme Pauleta ou Yepes, l’entraîneur parisien repart sur de nouvelles bases. Reste à voir si elles seront bonnes.

Le changement dans la continuité. Alors que la saison médiocre du Paris Saint-Germain, qui a terminé l’exercice à la seizième place de Ligue 1, laissait présager du remue-ménage dans l’organigramme sportif du club, rien n’a été bouleversé. Charles Villeneuve, le nouveau président parisien, a profité de sa première journée à la tête du PSG pour confirmer le statut de Paul Le Guen. Le technicien breton sera toujours sur le banc la saison prochaine.

Surprenant, a priori, vu que l’ancien coach des Glasgow Rangers, débarqué dans la capitale en janvier 2007, a eu le loisir de confectionner son équipe l’été dernier, avec le résultat que l’on connait. Souvent pointés du doigt par la presse, ses choix tactiques ont parfois laissé sceptiques les supporters comme les joueurs. La gestion du cas de Pauleta, remplaçant de luxe pendant une bonne partie de la saison malgré quelques buts importants une fois entré en jeu, en est l’exemple le plus parlant. Mais cela n’a pas égratigné l’image de Le Guen auprès de ses dirigeants.

Sébastien Bazin, directeur de Colony Capital Europe et actionnaire majoritaire du PSG, le tient toujours en haute estime et le croit capable de redresser la situation. Il lui aurait ainsi confirmé qu’un effort financier serait effectué pour satisfaire ses désirs en termes de recrutement. Un recrutement qui, l’été dernier, avait été mal pensé. "J'assume certaines erreurs, a expliqué le technicien au micro de Canal+ Sport. Titulariser Bourillon en début de saison en était une. Pour le recrutement, j'ai toujours donné mon accord mais c'est un travail qui se fait en équipe."